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Quelles sont les missions d'un biostatisticien ?
Portrait d’Adrien
Adrien est biostatisticien, son rôle est d’analyser des données de santé dans le but de faire avancer le développement d’un médicament par exemple, ou encore pour faire des études qui aideront les médecins dans leur pratique courante.
Au quotidien il échange avec son équipe mais aussi avec des professionnels de santé pour bien comprendre leurs besoins avant de lancer ses analyses et faire sa restitution.
Pour découvrir son quotidien n’hésite pas à t’abonner à son métier !
« C’est un métier avec des tâches variées, c’est très gratifiant ! »
Le métier de biostatisticien·ne
Avant de commercialiser un médicament ou un vaccin, des essais précliniques (avant d’être administré chez l’homme) et cliniques sont effectués. Les dispositifs médicaux (pompe à insuline, prothèse, pansements, etc.), eux, font l’objet d’investigations cliniques afin d’évaluer leur efficacité et leur innocuité pour les patients. Aujourd’hui, les évaluations des pratiques courantes sont devenues primordiales dans l’amélioration de la prise en charge des patients. Avec la double casquette de scientifique et d’analyste, le biostatisticien accompagne le chercheur pour analyser et interpréter les résultats de ces études, en exploitant les données recueillies. Cela permet de voir si les objectifs sont atteints ou s’il faut approfondir ou réorienter les essais. Travaillant en mode projet, il aide le chercheur à prendre des décisions dans l’avancement de l’étude car les enjeux stratégiques et économiques sont importants.
Ses missions varient selon le poste et l’entreprise mais voici les principales.
Il participe à l’organisation de l’étude :
Il aide à rédiger le protocole définir le nombre de sujets nécessaire à l’étude, ainsi que choisir la meilleure méthodologie
Il définit l’analyse statistique adéquate avec la méthodologie choisie.
Il pilote le traitement des données :
Il reçoit, analyse et interprète les résultats d’un point de vue statistique puis les restitue aux chercheurs/médecins.
Il coopère avec de nombreux collaborateurs : chercheurs, médecins, biologistes, chefs de produit, gestionnaires de base de données, d’autres biostatisticiens…
Il rédige des plans d’analyse statistique, des rapports statistiques, des articles scientifiques pour diffuser et partager les résultats et peut présenter son travail lors de conférences.
Il tient une veille permanente dans son domaine en termes de méthodes statistiques et de réglementation.
Avis Wilbi
Pour te faire ta propre représentation du métier, diversifie tes sources d’information !
Quelles sont les compétences d'un biostatisticien ?
Idéalement, un·e biostatisticien·ne se montre :
passionné·e par les statistiques, la programmation et la recherche scientifique !
rigoureux·euse pour réaliser les programmes informatiques,
un·e très bon·ne analyste pour traiter les nombreuses données,
organisé·e pour travailler sur plusieurs études en même temps.
Au passage, réfléchis bien si (à prendre avec un peu d’humour) :
tu as zéro patience : elle est indispensable car les études sont parfois longues et incertaines,
les fautes d’orthographe sont tes meilleures amies : rédiger des notes et des publications fait partie du métier,
tu fuis les cours de langues étrangères : la maîtrise de l’anglais est un plus…
Avis Wilbi
Si tu ne te retrouves pas dans toutes ces qualités et ces compétences : c’est normal ! Laisse-toi le temps de les acquérir.
Comment devenir biostatisticien ?
Pour être biostatisticien, il existe différents chemins de formation pour obtenir un diplôme de niveau Bac+5 minimum. Voici quelques pistes.
Niveau Bac pour accéder aux études supérieures :
Bac techno ST2S (sciences et technologies de la santé et du social), STL (sciences et technologies de laboratoire)
Bac général*
Avis Wilbi
*Les spécialités en lien peuvent être : Mathématiques, Biologie-Chimie, Sciences de la vie et de la Terre, Sciences de l’ingénieur… Tu peux simuler des combinaisons sur le site Horizons21. Le choix des EDS t’appartient et il se construit aussi avec des professionnels de l’orientation.
Niveau Bac+2 pour se qualifier :
BTS Biologie-Chimie ; Bio analyses et contrôle ; ABM (analyses de biologie médicale
Niveau Bac+3+ pour se spécialiser ou accéder au poste de technicien :
BUT Génie biologique
Licence pro SIS (statistique et informatique pour la santé) ; Biostatistique ; Biologie analytique et expérimentale ; Qualité, hygiène, sécurité, santé, environnement ; Maintenance et technologie : technologie médicale ; Métiers de la promotion des produits de santé ; Bio-industries et biotechnologies ; Industries Chimiques et Pharmaceutiques, option Essais cliniques et validation ; Qualité de la Production des Produits Pharmaceutiques et Cosmétiques ; Bio analyses et Qualité pour les laboratoires d’analyses médicales ; Agroalimentaire : qualité et sécurité des aliments
Licence L.AS (licence option accès santé) Sciences de la vie ; Informatique, Mathématiques ; Sciences et technologies ; sciences pour l’ingénieur
Bachelor Recherche Biomédicale
Niveau Bac+5 pour accéder au poste :
Master Mathématiques ; Mathématiques appliquées ; Biologie moléculaire et cellulaire, parcours Biostatistique ; Bio-informatique ; Ingénierie de la santé, parcours Management des opérations cliniques et data management, Gestion de bases de données cliniques ; Santé publique, parcours :
MSR (méthodologie et statistiques en recherche biomédicale), Sciences des données, Méthodologies des interventions en santé publique, Surveillance épidémiologique des maladies humaines et animales, Méthodes en pharmacologie clinique, biostatistique et épidémiologie, InfoMed (informatique biomédicale), SMSDS (statistique, modélisation et sciences des données en santé), Méthodes en Pharmacologie Clinique, biostatistique et Épidémiologie, Épidémiologie clinique et pharmaco-épidémiologie
Diplôme d’ingénieur*, parcours Data-sciences en santé et biostatistique ; Statistique et analyse de l'information
À savoir : un double master, comme Mathématiques appliquées / Master modélisation en pharmacologie clinique et épidémiologie, peut être un plus selon le poste et l’entreprise visés.
Niveau Bac+8 pour obtenir le diplôme le plus élevé :
Doctorat en biostatistique
* L’entrée en école d’ingénieur se fait sur dossier et/ou sur concours avec une sélection plus ou moins rude. Il existe différents niveaux d’accès : après le Bac via des classes préparatoires intégrées (CPI), après une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), après un BUT, un BTS ou une licence ou un autre diplôme d’études supérieures en lien avec le domaine.
Avis Wilbi
Certaines formations peuvent s’effectuer en alternance avec un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. Voir alternance.emploi.gouv.
Recrutement et emploi : où travaille un biostatisticien ?
Dans le secteur privé, il exerce pour l’industrie cosmétique ou pharmacologique dans un laboratoire, un cabinet d'études et de conseil. Les principaux employeurs sont des CRO (contract research organization) : entreprises sous-traitées qui réalisent la plupart des programmes de recherche pour les laboratoires.
Dans le secteur public, il peut intégrer une unité de recherche scientifique au sein d’une université par exemple, un organisme public tel que l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale), le CNRS (centre nationale de la recherche scientifique) ou parapublic comme une fondation dédiée à la recherche médicale.
Quel est le salaire d'un biostatisticien ?
Salaire débutant mensuel net : entre 1 800 € et 2 300 € environ.
Ces chiffres sont là pour te donner une idée car les salaires varient selon l’expérience, l’entreprise, le statut, la spécialisation choisie, la zone géographique, etc.
Biostatisticien, quelles évolutions de carrière ?
Il peut évoluer vers un poste de responsable d’un service de biométrie, de chargé d’études pharmaco-économiques ou épidémiologiques.
Sur du long terme, il peut viser des postes de coordinateur d'études cliniques, de responsable d'études cliniques, de responsable de projets en R&D...
Avis Wilbi
Echanger avec un professionnel est une bonne stratégie pour en savoir plus sur les possibilités d’évolution de carrière d’un métier.
Films, podcasts, livres...
Ici on compile quelques références pédagogiques ou divertissantes autour du métier et son univers. Attention, prise du recul nécessaire (notamment sur les films et séries) car ce n’est pas toujours le reflet de la réalité voire stéréotypé… Enjoy !
Films :
Hippocrate (2014), de Thomas Lilti
Documentaires :
Film métier – Biostatisticienne (2018), Leem, YouTube
Découverte d'un métier : Biostatisticien(ne) (2017), SK, YouTube
Podcasts :
Podcast “La Vie” Episode #9 | Décoder le corps humain (2022), Institut Pasteur de Lille
Réseaux sociaux :
Le biostatisticien, YouTube
Sites :
www.afcros.com/travailler-en-cro
Un grand merci à Adrien de nous avoir fait découvrir son métier pendant quelques jours !
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